Un amour de 2CV (1/2)

2 12 2007

 

Tartarouga, Ferrarire, Capucine, La Vigne, autant de noms qui illustrent la passion de Tsoin Tsoin pour ses 2CV. Chacune d’elles a une histoire extraordinaire à l’image de leur propriétaire.

Tsoin Tsoin et La Voisin avec laquelle il est allée en Chine.

 

 Derrière la porte du 28 rue Paul Camelle se cache un univers merveilleux où la 2CV est reine. La grande porte verte agrémentée d’autocollants Citroën ou Michelin est souvent ouverte pour accueillir le passant curieux. Une fois les yeux habitués à la sourde lumière, le visiteur peut découvrir des modèles incroyables de cette légende française.

Jean Meyer alias Tsoin Tsoin a souvent les mains dans le moteur d’un de ses bolides. Aujourd’hui, il s’active sur la roue d’une DS de 1972. “Je ne suis pas sectaire, j’ai aussi d’autres voitures que des 2CV, explique-t-il. Je pense prendre ma DS pour aller à mon cabinet cet après-midi”. Malgré cette ouverture, son coeur reste attaché à ce modèle lancé par Citroën en 1949. “Ce n’est pas une voiture comme les autres. On a tous des histoires de 2CV à raconter” affirme Tsoin Tsoin.

Effectivement, le dynamique psychiatre est intarissable sur le sujet. Des 2CV, il en a beaucoup mais il ne veut pas en donner le chiffre exact, il préfère les décrire, les raconter, les faire vivre et vrombir en mots et en images. La Ferrarire, rouge scintillante, a été construite de A à Z par Tsoin Tsoin. La Tartarouga, tortue en italien, a trouvé son nom lors d’un voyage à Dakar avec un ami italien. La Capucine lui a été offerte par le club de tennis du Lavandou. Il est allé en Grèce avec La Vigne, une 2CV sur laquelle poussent des pieds de vigne. Il vient juste de récupérer une 2CV transformée pour récolter les pommes dans les vergers. Pour la conduire, il faut monter sur le toit. Une autre encore a été transformée pour vendre des glaces. La 50 est l’une de ses fiertés, il s’agit d’un modèle de 1950, “l’une des plus vieilles qu’on connaît” précise-t-il en souriant.

Un étonnant serial killer

Tsoin Tsoin refuse le terme de collectionneur, trop sérieux à son goût. “Je m’amuse, je joue aux petites autos comme quand j’étais petit mais à l’échelle 43″. Cette passion remonte à des années quand il était un jeune homme. Une de ses premières voitures est bien sûr une 2CV qu’il achète en 1964, qu’il revend avant d’en acheter une autre, puis une deuxième, puis une troisième. “Le problème commence quand on en a 2, explique Tsoin Tsoin. Ensuite on devient comme un serial killer. Chacune représente un coup de coeur ou une histoire d’amour.”

Depuis 7 ans, ce local à Bordeaux lui permet de réunir beaucoup de ses modèles. Il vient les voir chaque matin, choisit celle avec laquelle il ira travailler. Ensuite, il la gare devant la fenêtre de son cabinet pour pouvoir toute la journée la surveiller du regard. Ce lieu est aussi un moyen de réunir tous les amoureux de la 2CV une fois par mois autour d’un repas et d’histoires de voitures. Prochain rendez-vous : le 6 décembre, Tsoin Tsoin racontera alors à ses amis son périple en Chine avec La Voisin, une autre 2CV à découvrirsur ce blog : Bordeaux-Pékin 2/2.

 

Isabelle Halliez

 

La FerrarireLa 2CV pour marchand de glacesLa 2CV pour vendre des glaces


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