Ni putes Ni soumises au bord de la crise de nerfs

19 12 2007

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Jamila Alla-Belkyate, la Présidente du Comité Gironde Aquitaine de Ni putes Ni soumises, dénonce la «politique gauchisante» mise en place par quatre comités régionaux de l’association. Ils ont démissionné le 8 novembre dernier invoquant leur mécontentement suite à l’intégration de Fadela Amarra dans le gouvernement Sarkozy.

«Nous ne suivons pas cette ligne de convoitise de la tête du mouvement» voilà ce que répond Jamila Alla-Belkhyate aux quatre comités régionaux qui viennent de se dissoudre. Depuis sa création en 2003, l’association n’avait jamais connu une telle crise. Ces démissions trouvent leur source dans l’intégration de l’ancienne présidente de Ni putes Ni soumises dans le gouvernement de droite. «Ces comités ne parviennent pas à faire la part des choses entre l’individu et l’association, ils se servent de ce prétexte pour décrédibiliser le mouvement et l’associer à une étiquette politique» déclare Jamila. Ces démissionnaires accusés d’avoir mis en place une «politique gauchisante» placent le mouvement dans une position délicate et les obligent sans cesse à se justifier sur le choix de Fadela Amara. «Elle a tout à fait le droit d’intégrer un gouvernement et quelle que soit sa nature politique. Elle a démissionné de l’association et, à partir de là, nous n’avons plus de lien avec elle. Aussi, nous n’avons pas le droit de lui retirer toutes les actions qu’elle a soutenues. C’est tout de même elle qui a mis sur pied ce mouvement!» s’exclame Jamila.

L’association trace sa route bon gré mal gré

Cet épisode n’a pas remis en cause le bon déroulement de l’Université annuelle de Ni putes Ni soumises. Il a eu lieu le week-end du 10 septembre. La délégation girondino-aquitaine comprenait une quinzaine de membres sur 150 adhérents environ. Les comités présents ont reçu des femmes iraniennes, égyptiennes et pakistanaises. La condition des femmes dans les différentes sociétés était au cœur du débat. «Soutenir ces causes étaient beaucoup plus important qu’évoquer à nouveau le désordre semé par la minorité gauchisante» assure Jamila Alla-Belkhyate. Le mouvement refuse de se laisser influencer par cette crise et désire continuer à «combattre pour ses idées». Il n’en reste pas moins que cet orage démontre le malaise que Fadela Amara a installé au sein de NPNS. Désormais, tous comptent sur la nouvelle présidente intérimaire Sihem Habchi.

Gwladys Lescouzères

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