Les trams ne sont pas automatiques à Bordeaux. Et, les conducteurs ne sont pas des automates. Alors forcément, quand des accidents surviennent, ils sont en première ligne…

Le tram ne veut pas être un danger public. Une campagne de communication pour sensibiliser les usagers va débuter le 18 novembre.
13h37. Station Quinconces. Aminata, conductrice depuis 7 ans, attend sur le quai. A peine le temps de faire la bise à son collègue, elle referme la porte aux vitres teintées. Elle est désormais aux manettes de l’une des 74 rames que compte le réseau bordelais.
Les chauffeurs de la TBC conduisent en moyenne cinq heures et quart par jour. Ils ont en général une heure et demie de pause durant leur service. Mais les horaires sont très aléatoires selon le planning. Ce jour-là, Aminata a plusieurs sessions courtes. Une bonne journée car après quelques heures de conduite d’affilées, la vigilance commence à baisser.
« Il faut toujours être attentif. Les piétons, souvent, traversent sans regarder. En particulier avec les MP3. Musique sur les oreilles, ils ne nous entendent pas »
Bordeaux n’est certes pas plus accidentogène que les autres villes possédant un tram. Mais les accidents des derniers mois ont marqué les esprits. Le bilan est médiocre avec 2 morts et 28 blessées en 2009.
Si les conducteurs sont rarement à l’origine des accidents, pour eux, le stress s’exprime au quotidien.
« Dès qu’on est dans la cabine, on sait très bien que l’accident peut arriver. Pour ma part, j’ai failli renverser 2 piétons, parce qu’ils ne m’ont pas vu arriver. Donc c’est un stress, tout le temps. »
A la question, les Bordelais se sont-ils habitués au tram ? « Les gens se sont même trop habitués, je dirais. Traverser les voies n’est pas sans danger. »
Tags:accident, conducteur, Tbc, tram
Tiens, Bordeaux se met aussi au blog? Petits veinards…