Pendentif assure en première partie de Baxter Dury

6 déc

En avant-propos de Baxter Dury, la formation pop bordelaise, Pendentif, jouait jeudi 1er décembre à la Rock School Barbey mais pas devant son public. Un exercice casse-gueule parfois, plutôt réussi ce coup-ci.

"Ce soir, on ne sait pas comment le public réagira", prévient Pendentif. Photo : B.J.

“Merci d’être restés jusqu’à la fin” lâche Cindy, la chanteuse du groupe. Parmi le public le plus zélé de Barbey, on entend même des réactions positives (“C’était pas mal”) alors que Pendentif quitte la scène pour laisser la place à Baxter Dury. Ce soir-là, l’Anglais est la tête d’affiche et Pendentif n’est qu’un faire-valoir.

Les premières parties sont des exercices aventureux. Un passage obligé, aussi, pour des groupes prometteurs à la recherche d’une visibilité plus large. Mais comment jouer devant un public qui n’est pas là pour soi ?

Un mec visiblement convaincu pointe le plafond du doigt

“C’est presque plus facile, répond Benoit, le guitariste. Là, on joue sur des grosses scènes, avec du bon matos.” Pendentif s’en accommode carrément.  Et le groupe de s’expliquer : “Deux personnes qui dansent sur une quarantaine de spectateurs, ça fout les boules. Quand on joue en première partie, on a affaire à une foule.”

Dans la Rock School Barbey, une dizaine de fidèles, placée devant la scène, connaît les paroles et chante. Au milieu de la fosse, un autre type – manifestement éméché – lève le bras avec conviction à chaque refrain. Sinon, quelques chaleureux applaudissements.

Un tremplin

Même tiède, une masse de personnes est préférable, justifie le groupe. Très peu pour eux le glauque des caves exiguës, semi-remplies, où les visages perplexes défient la prestation en cours. “Les premières parties, ça nous permet de jouer dans des salles pleines”, rappelle Benoit. Un tremplin dans la carrière des groupes, donc.

Depuis la sortie de son maxi 4 titres en mars 2011, Pendentif enchaîne les avant-propos musicaux : Catherine Ringer, Brigitte, Bewitched Hands… L’idée : “être découvert par un autre public”. Après une première partie réussie, le groupe se targue même d’une hausse de “j’aime” sur leur page Facebook.

De la pop française

Encore faut-il que le public présent soit susceptible d’apprécier la première partie qui lui est offerte : “Nous faisons de la musique anglo-saxonne chantée en français”, assure Mickaël (chant, clavier). De la pop hexagonale, en somme, qui colle à l’héritage britton incarné par Baxter Dury.

La clef du succès, surtout, réside d’après Pendentif dans leur énergie sur scène et leur identité : un savant mélange de nostalgie jamais chagrinée et d’enthousiasme naïf. C’est aussi grâce à ça que Pendentif réussit “à se mettre le public dans la poche”, conclut Benoit, le guitariste.

Boris Jullien.

Soirée spéciale pour le groupe bordelais : "Baxter Dury, c'est top comme première partie. C'est le fils de Ian Dury, quoi." Photo : B.J.


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