L'hôtel mise sur le mélange de la tradition et du modernisme.
Au 36 de la rue Borie, l’ancien café jazz, haut lieu de la vie chartronnaise, a laissé place à un hôtel de caractère. L’établissement, inauguré il y a peu, contribue à la vie de ce quartier historique, prisé des Bordelais comme des visiteurs. Lisez la suite de cette entrée »
Les premiers fans sont arrivés dès 2 heures du matin, mercredi 11 novembre, pour assister à ce qui pourrait être l’ultime concert bordelais de Johnny Hallyday. Car pour être juste en bas de la scène, à quelques centimètres de la star, c’est « premier arrivé, premier servi ».
16 heures d'attente pour 2 heures de show : pour les fans de Johnny, passion rime avec patience.
Affluence reccord au "5km du ruban rose", qui lutte pour le depistage du cancer du sein
Ni la pluie ni le froid matinal de ce 11 novembre n’ont eu raison des 2800 participants à la 5ème édition des « 5 km du ruban rose ». Ici on ne court pas après une coupe -d’ailleurs souvent on marche- mais après un combat, celui de la prévention et du dépistage du cancer du sein.
Le pari était osé, mais la Clé des Ondes prouve qu’une radio sans pub et qui dure, c’est possible. Une grosse motivation, une bonne organisation et des gens qui ont des choses à dire sont les éléments de la réussite.
Pas de pub, pas de luxe ; mais une indépendance complète.
Depuis juillet 1981, une radio pas comme les autres émet à Bordeaux. Mitterrand avait à peine libéré les ondes que quatre passionnés saisissaient l’opportunité de créer un outil d’expression populaire, indépendant et engagé. Lisez la suite de cette entrée »
Les aficiondas de la marche à pied milite pour les zones 20 : un lieu où piétons et transports motorisés se cotoyent sans problème. Avec une limitation de vitesse de 20 km/heure
Marche : action, fait de marcher, mode de locomotion de l’homme. La définition du Larousse, ils sont nombreux à l’appliquer tous les jours. Pas seulement en tant que bipède, mais comme style de vie à part entière. Les personnes âgées sont plus concernées par ce phénomène de société que les plus jeunes. A la retraite, ils voient dans leur marche quotidienne un retour nostalgique aux valeurs anciennes. Un moment de calme, de sociabilité et de convivialité, quelque peu ébranlé par la société de consommation qui veut toujours aller plus vite. Lisez la suite de cette entrée »
Ils sont deux, jeunes et beaux, pleins d’idées et d’envie de réussir. Laurent et Frédéric sont les heureux gérants du nouveau complexe sportif Futbol Futbol Bordeaux, installé rive droite, Quai de la Souys. Mais derrière le lisse de la photo, se dessine au fil des mois la mise en place d’un monopole.
Deux mille mètres carrés, rien que pour le foot. A l’abri. Entre potes. Avec un bar pour boire des bières après l’effort. Le paradis des fouteux, des hommes, des vrais. Au centre Futbol Futbol Bordeaux, depuis la mi-janvier, les vigoureux mollets se pressent pour frapper dans le ballon, à cinq contre cinq (c’est le Fut5®) ou à deux contre deux (Jorkyball®).
Le foot en salle a beau approcher les quatre-vingt bougies, il est de moins en moins ringard. Les premières compétitions internationales datent du tournant des années 1990, et les amateurs s’y mettent, médiatisation aidant. Des centres comme Futbol Futbol ouvrent au rythme de 5 à 10 par an en France.
Les règles sont simples : marquer des buts, sans tirer sur le T-shirt du copain puisque tout contact est, en théorie, interdit. L’autre différence avec le foot de Zizou réside surtout dans le type de terrain : à peu près la moitié de la taille habituelle pour le Fut5®, tandis que le Jorkyball® se joue sur 50m², entre quatre parois de plastique, plus un toit.
Arnaud, 25 ans, conseiller financier en apprentissage et grand amateur de foot traditionnel, apprécie les spécificités du Jorkyball®.
Le foot en salle coûte relativement cher : entre six et huit euros par personne pour une heure de jeu, plus la location des chaussures. Des tarifs qui assurent l’homogénéité de la clientèle : de jeunes actifs, ouverts aux extensions de consommation. Groupe Facebook, réservation par Internet, soirées à thème et bruschettas, l’enseigne joue la carte modernité. Et c’est bien là-dessus que se font les marges. Le centre rive droite se veut « centre récréatif », avec son espace bar de 160m².
Laurent Lacote, co-gérant, décrit son Sport Café.
Retransmission des matches sur écrans géants, tournois de Playstation, soirée brésilienne avec danseuses et capoeira, service de pâtes avec choix de sauce, cet aspect-là fait partie du concept Futbol Futbol®. Ne pas oublier le ®. Au-delà du foot en salle, le Fut5 ® et le Jorkyball ® ont des règles propres, et des critères d’homologation particuliers. Deux ® ensemble, plus l’espace détente, font l’enseigne Futbol Futbol ®. Tous droits réservés : pour former un club ou participer aux compétitions, pas d’autre moyen que d’appartenir au réseau.
Emmanuel Poigneau est reponsable du développement France chez WSB, société propriétaire des marques Fut5 ®, Jorkyball ® et Futbol Futbol ®.
Laurent et Frédéric étaient joueurs avant de passer entrepreneurs. Leur but aujourd’hui : féminiser la clientèle. Pas facile, quand les trentenaires viennent pour se défouler, mais indispensable pour que le produit soit complet.
Dans la nuit du 23 au 24 janvier, la tempête Klaus s’abbat sur le Sud Ouest de la France. Les dégâts sont considérables. A Bordeaux, la tempête a été moins violente. Mais pour deux habitants des bords de Garonne, la situation est critique: un arbre de 12 mètres de haut a été déraciné et menace de tomber.
Retour en images sur les conséquences de la tempête dans la cour de Loïc Garnier.
Si l’arbre tombe, il s’effondrera
sur le hangar de Christophe Verna
alias Hector Nerphivès.
Inventeur et facteur d’automates,
cet atelier lui est indispensable
pour stocker son matériel
et souder ses sculptures.
Dans l’atelier de Christophe Verna,
la pièce qui trône en maître
est une sculpture sonore, Erophila.
Son invention la plus célèbre,
“Cellar Label”, concerne l’étiquetage
horizontal des bouteilles. Ecoutez plutôt :
Sept jours après la tempête, l’arbre est toujours en posture délicate. Les pompiers, appelés à maintes reprises, ont finalement refusé d’abattre l’arbre. Loïc Garnier ne décolère pas.
29ème jour de grève à la maternité de l’hôpital Pellegrin à Bordeaux. Pour cent sage-femmes, 4300 accouchements par an, et plus de 80 % des grossesses sont pathologiques. Elles ne peuvent plus assumer sereinement la sécurité des patientes et de leur bébé. Souvent, elles se retrouvent seules pour s’occuper de plus de vingt mamans et doivent revenir sur leurs jours de repos. En décembre dernier, les sage-femmes ont craqué et le 5 janvier, elles lancent leur mouvement de grève. Conséquence : elles assurent un service minimum. Mais le manque d’effectif les oblige à travailler comme avant. Une grève symbolique qui gagne l’ensemble du personnel hospitalier. Retour sur un mois de conflit.
Le 29 janvier, les sage-femmes rejoignent le cortège. Rue des Remparts.
Ouvert en 2005, l’Espace 29 s’est donné pour mission d’accompagner et de soutenir les jeunes artistes bordelais. Aujourd’hui, ils sont une trentaine de peintres, plasticiens, sculpteurs ou bédéistes à avoir installé leurs ateliers dans ce grand immeuble, en plein cœur du quartier de Mériadeck. Ils y resteront un an ou deux, le temps de monter un projet et de pouvoir, enfin, voler de leurs propres ailes.
“On n’est pas dans le cliché de l’artiste romantique, c’est bon pour les musées !” Nathaniel Raymond donne le ton. Ancien élève aux Beaux Arts et professeur d’arts plastiques, le jeune artiste peintre s’est installé pendant un an au deuxième étage de l’Espace 29, avant de passer « de l’autre côté ». Depuis l’an dernier il s’occupe du développement de l’association. Son travail, accompagner les artistes dans leur “parcours de professionnalisation”. L’expression peut choquer dans un espace dédié à la création artistique. Mais pour Nathaniel, il s’agit surtout de faire face à la réalité de la précarisation des artistes.
“La quasi-totalité des artistes de l’Espace 29 sont au RMI et crèvent la dalle, on essaie de les aider à ce que l’Art les fasse vivre“. Régulièrement, Nathaniel reçoit les artistes résidants pour des rendez-vous individuels. Ensemble, ils réfléchissent à une façon d’optimiser leur travail. Et cela passe notamment par l’utilisation des nouvelles technologies. “Certains sont réfractaires à l’idée de prendre des photos de leurs œuvres, et de les mettre en ligne, pourtant, c’est un passage obligé pour se faire connaître.” Pour cela, l’espace 29 a crée une interface Internet, “Présence web”, sur lequel chaque artiste possède sa page. Un espace d’ouverture vers l’extérieur qui permet aussi aux artistes de trouver des informations et des contacts sur le milieu de l’Art.
L’objectif est bien sûr de se faire repérer par d’éventuels acheteurs ou exposants, mais pas seulement. Pour Nathaniel Raymond, ils est essentiel que les artistes qui passent par l’Espace 29 sortent du RMI. “On part du principe que chaque artiste a des compétences, à nous de les aider à les extraire et à les utiliser pour les vendre à des entreprises comme les cabinets d’architecte ou les agences de publicité”.
Vie en collectivité
Une trentaine d’artistes a installé son atelier dans l’immeuble, contre une cotisation d’environ 50 euros par mois. Chacun possède ses clés et est libre d’aller et venir quand il veut. Si, pour ces artistes l’Espace 29 représente un endroit où poser ses pinceaux pour un prix dérisoire, ils apprécient aussi le mode de fonctionnement de l’association. Gwen Marseille est arrivé ici en mai 2005. Aujourd’hui, il partage toujours son atelier avec cinq autres artistes. Il a choisi d’intégrer l’Espace à sa sortie des beaux Arts. Une période de transition avant de se lancer seul dans le monde artistique. “Ca me permet de sortir de chez moi, de me dire je vais au travail”.
Une dizaine de bédéistes travaille à l'Espace 29
A l’Espace 29, la professionnalisation passe aussi par l’apprentissage de la vie en commun. Car, pour Nathaniel Raymond, il est important de lutter contre cet image de solitaire qu’on associe trop facilement aux artistes. ” Le fait est que le métier d’artiste est une bulle. On travaille dans notre atelier, on sort deux jours pour présenter notre travail lors d’un vernissage, puis plus rien”. Ici, les résidants sont trois ou quatre par pièce. Chacun a un rythme, des habitudes et une façon de travailler bien à lui. La cohabitation n’est donc pas toujours évidente, mais elle peut aussi être source d’émulation.
Volontairement, les artistes sélectionnés pour intégrer l’Espace 29, viennent d’univers très différents. “Il y a des personnes de tous les âges qui ont des visions différentes de l’Art, mais qui peuvent mutuellement s’apporter des choses“. Régulièrement, des réunions, des pots ou des assemblées générales sont organisées à l’Espace. Chacun vient y évoquer ses expériences et conseiller les autres. Au dernier étage, une petite dizaine de bédéistes partagent un grand open space. Ils travaillent tous sur des projets différents, mais ils apprécient de se retrouver tous les jours. “Dans ce métier, on est un peu des autistes devant notre planche.” constate le dessinateur Pierre Mony Chan “Ici on se socialise, on rencontre des personnes qui ont le même centre d’intérêt que nous. C’est une vrai chance.”