Liberté. Égalité. Fraternité. Honte.
Voici quatre des mots qui recouvrent tout un mur, place de la Mairie, à Billère. Il y en a beaucoup d’autres, de toutes les formes et de toutes les couleurs : engagement, solidarité, arbitraire, identité, citoyen, et bien sûr… expulsés. Nous sommes dans une petite ville de la banlieue de Pau ; une ville qui a donné la parole aux murs.

- Un coeur, une France hostile, deux mains et vingt-trois mots : des symboles clairs pour un impact puissant.
L’idée d’une fresque est née il y a six mois dans l’esprit de Jean-Yves Lalanne, le maire socialiste de Billère. A cette même période, l’ancien militant de la LCR découvrit dans sa commune l’existence d’un local de rétention de la Police aux Frontières. Probable que la visite de ce lieu ait joué comme un déclic. L’œuvre a été inaugurée le 9 septembre dernier en compagnie de Martine Lignières-Cassou, députée-maire socialiste de Pau, et de l’association Réseau éducation sans frontières. Il lui fallait un nom, il s’est imposé de lui-même : le Mur des expulsés.
