Les aficiondas de la marche à pied milite pour les zones 20 : un lieu où piétons et transports motorisés se cotoyent sans problème. Avec une limitation de vitesse de 20 km/heure
Marche : action, fait de marcher, mode de locomotion de l’homme. La définition du Larousse, ils sont nombreux à l’appliquer tous les jours. Pas seulement en tant que bipède, mais comme style de vie à part entière. Les personnes âgées sont plus concernées par ce phénomène de société que les plus jeunes. A la retraite, ils voient dans leur marche quotidienne un retour nostalgique aux valeurs anciennes. Un moment de calme, de sociabilité et de convivialité, quelque peu ébranlé par la société de consommation qui veut toujours aller plus vite. Lisez la suite de cette entrée »
La justice française entame sa modernisation. L’ouverture à l’école nationale de la magistrature (ENM) de classes préparatoires “égalité des chances” souligne une volonté de changement. Si les professionnels sont satisfaits de certaines avancées, ils redoutent des bouleversements trop soudains qui pourraient remettre en cause leur indépendance.
Pour son cinquantenaire, l'Ecole nationale de la magistrature entreprend d'importantes réformes
Le Pacs est un phénomène de société bel et bien intégré et revendiqué dix ans après sa création mais pourtant, il est ressenti comme un non- événement par les futurs pacsés à l’exception des homosexuels qui n’ont pas d’autres moyens pour s’unir en France.
Mickaël et Virginie ont accepté d’être pris en photo pour immortaliser leur Pacs mais surtout pas devant le tribunal de grande instance de Bordeaux. Trop sinistre pour eux. Contrat signé dans la main de Virginie, chemise rose revêtue pour l’occasion par Mickaël. Ils sont désormais “partenaires”.
Le nombre de pactes civils de solidarité a plus que triplé entre 2000 et 2006, passant de 22.000 à 77.000. Selon le bulletin d’informations statistiques du ministère de la Justice,“Le taux annuel de Pacs conclus en France pour 10.000 habitants est passé de 3,7 en 2000 à 9,8 en 2005″.Un engouement encouragé depuis par la modernisation de la loi en 2006 et 2007 qui rapproche mariage et Pacs. (loi sur les successions, droit du travail, régime fiscal) Pour Mickaël et Virginie qui viennent de se pacser au tribunal de grande instance de Bordeaux, c’est un acte d’amour : “On va bientôt avoir un bébé. On veut officialiser notre couple.” Mais c’est surtout un acte administratif bien pratique : « Cela facilite pas mal de choses au niveau des procédures immobilières et fiscales. Pour acquérir un logement, c’est presque les mêmes avantages que dans le mariage. »
Pré-mariage
Pour la la majorité des futurs pacsés, il est hors de question d’imaginer célébrer le pacs comme un mariage. Rares sont ceux qui viennent en famille au tribunal, qui sabrent le champagne ou qui se parent de vêtements plus glamours. Une signature et c’est réglé. Emilie Klein, l’organisatrice du salon du mariage et du Pacs à Bordeaux explique : « les pacsés hétérosexuels considèrent le Pacs comme l‘anti-chambre du mariage. » Ce que confirme l’exemple de Virginie qui se pacse pour mieux se lancer dans la préparation de son futur mariage : « On espère se marier quand on sera bien installé. C’est une sorte d’entraînement au mariage.» Seuls, les homosexuels qui représentent 7 % des pacsés ont vraiment envie de fêter en grande pompe cet acte. Pour eux, pas de mariage possible à l’horizon, pour l’heure en France. Alors, quelques mairies françaises proposent d’organiser une cérémonie officielle après la signature du Pacs au tribunal. Rémi, artificier, rencontré dans son stand au salon du mariage et du Pacs à Bordeaux, regrette de ne pas avoir fait les choses en grand il y a six ans : « Si cela avait été dans les moeurs quand nous nous sommes pacsés avec mon compagnon, nous aurions organisé une vrai fête avec cotillons et feux d’artifice! »
Christelle JUTEAU
10h. En catimini
Mickaël, 32 ans et Virginie, 40 ans ont décidé de s’unir grâce au Pacs. Mardi matin, ils avaient rendez-vous avec la greffière du tribunal de grande instance de Bordeaux pour signer ce contrat . Ils livrent leurs motivations avant et après l’entretien au micro de Christelle Juteau.
10 ans après. Hop, sur le podium
Si les futurs pacsés sont rares à prendre l’initiative d’organiser une fête sophistiquée, les professionnels de l’amour ont décidé de les y inciter. Dix ans après la création du Pacs, le salon du mariage s’intitule désormais “salon du mariage et du Pacs”. Un appel symbolique. Quelques exposants s’adressaient plus particulièrement aux futurs pacsés. Des futurs pacsés…introuvables dans la masse des futurs mariés… Christelle Juteau et Isabelle Griffon.
Le festival de la bande dessinée d’Angoulême a développé avec le temps un indéniable penchant mercantile. Une belle machine à fric, bien loin de l’amateurisme qui prévalait il y a encore quelques années. La plupart des « bulles », sorte de grandes tentes où s’installent les exposants, sont devenu le fief des grandes maisons d’édition. Sous le « pavillon des jeunes talents » on vient même y faire son marché, à la recherche de jeunes artistes prometteurs. La maison Dargaud y avait envoyé un de ses sbires, Thomas Ragon, qui dirige une collection au sein de l’entreprise. Cela fait dix ans qu’il joue ainsi les rabatteurs. Avec son air contrit et sa chemise immaculée attachée jusqu’au dernier bouton, Thomas n’a pourtant pas le chic pour mettre les candidats à l’aise. Les dessinateurs en herbe, après avoir fait la queue pendant plus d’un heure, s’installent à une petite table en face de son regard inquisiteur et attendent fébrilement ses commentaires.
Ouvert en 1998, le café-concert associatif La Centrale fermera ses portes d’ici juillet. Le dernier en date d’une longue liste, qui ne finit pas de s’allonger. Lisez la suite de cette entrée »
86 étudiants internationals viennent d’arriver á Bordeaux ce 2ème semestre. Ils se somment aux 124 qui sont arrivés les premier semestre, 210 en total.
Les étudiants qui arrivent à Bordeaux sont d’origines diverses: États-Unis, Canada, Chine…et aussi l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie. Depuis l’intégration à l’Union Européenne, des étudiants originaires des pays de l’Est comme Bulgarie, Roumanie ou Hongrie sont chaque fois plus nombreux. Il y en a aussi de la Turquie, partenaires aussi du programme Erasmus.
Erasmus, célèbre et populaire programme d’échanges universitaires a fêté ses 20 ans en 2007. Depuis 1987, date de création du programme, l’Erasmus aura fait voyager près d’un million et demi de jeunes européens et parmi eux, 217 000 français. La France arrive en tête en Europe avec l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, et le Royaume-Uni. Après le célèbre film de Cédric Klapisch, L’Auberge espagnole, ce programme a acquis une dimension mythique.
Être étudiant Erasmus, c’est d’abord faire un grand pas vers l’autonomie. Partir loin de sa famille et de ses amis, c’est surement le défi le plus dur pour un étudiant. C’est aussi s’adapter à une culture nouvelle, apprendre à maîtriser une autre langue au quotidien, et surtout apprendre à vivre avec des jeunes de toute l’Europe. Mais une fois arrivé à destination, les rencontres, les découvertes et la fête sont au rendez-vous.
Avant de plonger dans cette expérience unique, ces étudiants récemment arrivés doivent en passer par plusieurs étapes. Une vraie Odyssée.
Agathe Dell est couturière et créatrice de mode à Bordeaux. Les vêtements qu’elle crée sont très colorés. Ils détonnent dans la mode bordelaise. Les couleurs vives ne sont en effet pas le fort des élégantes de Bordeaux.
La semaine dernière, les grands couturiers français ont présenté leurs collections. Si les projecteurs sont souvent braqués sur la capitale, il ne faut pas oublier qu’il existe des créateurs de mode en province. Cependant, la crise touche aussi le luxe. Chanel a annoncé il y a peu la suppression de plusieurs centaines d’emplois. Pour les créateurs de mode, même haut de gamme, comme Agathe Dell, les temps sont durs. Géraldine Houdayer et Laura Huyghe.
A l’appel des principaux syndicats, les villes de France ont vu, le 29 janvier, leurs rues envahies par des milliers de salariés venus protester dans le cadre d’une journée de grève contre la politique du gouvernement face à la crise. Alors pour une fois secteur privé et secteur public se sont-ils retrouvés ensemble dans le cortège ? Tour d’horizon dans la capitale girondine.
A Bordeaux, les manifestants étaient 34.000 selon la police et 80.000 selon les syndicats
Privé mais pas trop. La mobilisation générale du jeudi 29 janvier a réuni selon la CGT au moins 2,5 millions de manifestants. A Bordeaux, ils étaient 34.000 selon la police et 80.000 selon les syndicats. Beaucoup de salariés du privé, issu de petites entreprises ou grandes surfaces, étaient descendus dans la rue à partir de 10h30 derrière une banderole “La crise c’est eux, la solution c’est nous”. Parmi eux, des salariés de Ford (automobile) à Blanquefort, de Free (télécoms), de Carrefour et Auchan. Si tous les observateurs avaient prédit une forte mobilisation nationale dans le secteur privé, les entreprises n’ont pas connu de taux de grévistes exceptionnels. Néanmoins ces chiffres sont à analyser à la lumière du chômage partiel dans l’automobile et de la mobilisation traditionnellement faible, dans la grande distribution notamment.
Mais au delà des traditions d’une lutte des classes, une question se pose. Est-il plus difficile de faire grève lorsque l’on travaille dans le secteur privé ?
Point de départ de la manifestation aux allées de Tourny
La crise ne se discute pas. Au fil du parcours de la manifestations débutée Place de la Comédie, nous avons recueilli les témoignages d’employés de Ford Blanquefort, de Leroy Merlin Bordeaux-Lac, de Carrefour Mérignac. Du personnel souvent syndiqué et militant. Loin des slogans, hors du cortège, pas facile de savoir ce que les employés non grévistes ou non syndiqués pensent du mouvement. Les employés de banques comme les directeurs de magasins préfèrent ne pas évoquer un sujet jugé “polémique et factuel au sein même de leur entreprise”.
Au CIC cours du Chapon rouge, Fabien étudiant à l’Inseec et stagiaire dans l’établissement depuis 3 mois, nous a livré ses impressions. Le ras-le-bol général dérivée de la crise financière et du ralentissement de la croissance s’arrêterait-il aux portes des banques et des entreprises ? Le capital de protestations s’est peut-être évanoui devant le plan de relance et les mesures du gouvernement; qui sait ? Le capitalisme et l’économie de marché vont changer, juré !