R comme Roberts : c’est le nom d’Isabelle. R, aussi, comme Raphaël, c’est le prénom de Garrigos. Quand on lit leurs initiales au bas de leurs papiers communs, en page médias de Libération, c’est cette lettre qui saute aux yeux. Quand enfin on arrive à les joindre, ils sont « débordés par la loi sur l’audiovisuel, les pages à gérer, la télé à regarder. » Et, qui plus est, ils ne veulent pas être interviewés séparément. Il faut dire que les deux « R » lient leurs destins à la scène comme à la ville. Sans être passés par une école de journalisme, après la fac (ils ont fait leurs études à Bordeaux), ils ont directement pigé pour Libé avant d’y être intégrés pour de bon. Ils produisent toujours à quatre mains leurs reportages bourrés d’humour. Pour beaucoup, ce serait prise de tête assurée. Pour eux, c’est l’assurance de viser juste et de mettre le nez des gens du PAF dans leurs travers quotidiens… à défaut de faire le grand ménage.
