Démence j’oublie tout. Voyage au coeur d’Alzheimer.

6 11 2009

Placer un proche atteint de la maladie d’Alzheimer est une décision difficile à prendre, mais souvent la meilleure. Visite d’un service spécialisé dans l’accueil de ces malades.

alzheimer

L'errance, un des comportements lié à la maladie.

Il est 17h à l’étage –2 d’Albodi, la maison de retraite médicalisée de Bardos. Huit résidents sont assis en cercle et s’envoient un ballon, dirigés par une aide-soignante. Les résidents sont aux aguets, ils éclatent de rire quand l’un d’entre eux n’arrive pas à rattraper le ballon. M. Y *, ancien rugbyman, provoque des bravos quand il intercepte une passe particulièrement difficile. Une scène qui semble somme toute banale. Et pourtant. Ces huit résidents sont atteints de la maladie d’Alzheimer, forme la plus connue de démence, ou « réduction acquise des capacités cognitives suffisamment importante pour retentir sur la vie de la personne et entraîner une perte d’autonomie ». La maladie d’Alzheimer, c’est 800 000 cas en France, 100 000 nouveaux cas par an, une évolution en 10 ans vers la grabatisation. Trouble de l’humeur et du comportement, déclin cognitif, perte d’autonomie, quand les symptômes s’accumulent les familles sont souvent obligées de placer le malade en institution spécialisée, une décision difficile à prendre.

« Pourvu qu’on puisse la sortir de là rapidement », telle fut la réaction du fils de Mme S. après la décision de la déménager à la ZAPAD –zone d’accueil pour personnes âgées déambulantes-. Lisez la suite de cette entrée »