La scène alternative bordelaise à la Bonne Etoile

19 12 2008


Après l’expulsion, jeudi 30 octobre, de son siège social situé au 105 quai Queyries à la Bastide, un quartier de Bordeaux, l’association la Bonne étoile connaît une nouvelle dynamique.  Des réunions, des soirées de soutien s’organisent. Mais c’est surtout la recherche d’un nouvel endroit à investir pour laisser s’exprimer les artistes alternatifs qui concentre l’énergie de l’association. Les squatteurs bonne-étoiliens comptent poursuivre leur projet artistique : la culture “underground” mérite un lieu de représentation.


les réunions de la bonne étoile se déroulent à l'arrière du bus de Freddy, le plus ancien bonne étoilien (à gauche).

Les réunions de la bonne étoile se déroulent à l'arrière du bus de Freddy, le plus ancien bonne étoilien (à gauche).

Il est presque minuit lorsque samedi 8 novembre, des dizaines de personnes se retrouvent Quai Queyries. Elles attendent devant un hangar, au numéro 103. Pas au 105. Une banderole indique « la Bonne Etoile est là ce soir. ». Chacun sait pourtant que le squat culturel est fermé depuis une semaine déjà. Le public est pourtant présent. Il témoigne que l’expulsion n’a pas anéanti l’association, qui s’est provisoirement installée quelques mètres plus loin, dans l’entrepôt voisin.


Le premier signe de résistance bonne étoilienne est le maintien de cette soirée du 8 novembre. Du graffiti, de la création vidéo projetée pendant les “dj set de drum’&bass, de breakbeat, d’électro” : le travail sonore et visuel du collectif bordelais Cassosclub. Une décision qui tient plus des artistes du Cassosclub que de l’association elle-même. Parce que la Bonne étoile c’est ça aussi : permettre l’épanouissement culturel de chacun. Le lieu investi et aménagé par les squatteurs associatifs est mis à disposition. Les artistes s’expriment et partagent avec leurs publics. Des expositions de photographies, un festival rock, des représentations de théâtre, le squat s’adapte. L’organisation est simple : une adhésion à l’association. Mais le projet repose sur le lieu.


A la belle


Freddy, le plus ancien bonne-étoilien, présent depuis le début du projet parle de “période de transition”. Après avoir passé deux années dans le même lieu, à prendre le temps de s’installer et de se structurer solidement, la Bonne Etoile doit tout recommencer ou presque. Il pourrait s’agir d’un coup dur voire d’un coup fatal. Mais les membres de l’association le perçoivent comme une opportunité. Ils souhaitent redéfinir leurs objectifs. Lors des réunions se déroulant à l’arrière du bus de Freddy, aux allures de Chill out, chacun exprime ses attentes.


Le groupe connaît de nombreux changements, l’équipe se réduit. Plus que quatre d’entre eux vivent dans leurs camions, provisoirement installés au 103 quai Queyries. Pour Freddy comme pour toute l’équipe, il n’est pas opportun de parler de fin, mais plutôt de renouveau. Il faut repartir sur de bonnes bases. Fini le squat et l’illégalité, les ennuis juridiques et les expulsions : un bail de location semble d’actualité. Les visites d’entrepôts susceptibles de pouvoir les accueillir, abriter les camions et permettre l’aménagement d’ateliers de création, s’organisent. En parallèle de ces initiatives, la municipalité pourrait soumettre des propositions de relogement de l’association. Freddy reste sceptique. Pour le moment, aucune suggestion n’a été formulée de la part des autorités locales.


Mais la Bonne Etoile forge son avenir. Une nouvelle programmation devrait reprendre dès l’été prochain dans un lieu encore inconnu, mais qui aurait des allures d’appartement, confie un bonne étoilien : un concert dans le séjour, un apéro ou un petit déjeuner dans la cuisine, des rencontres dans les différentes pièces. En attendant, le 13 décembre une soirée de soutien est prévue. Une forme de manifestation de vie, ou de survie,

qui réunira les alliés, les adhérents, et plus peut être.


Tania Gomes


Freddy explique ce qu’est devenue la Bonne Etoile.









Bordeaux – Pékin (2/2)

2 12 2007

31 000 km, 82 jours, 42 participants, 18 pays traversés, en 3 photos, Tsoin Tsoin raconte le Raid des baroudeurs qui l’a conduit jusqu’en Chine.

 

Un peu de mécanique …

 

Tsoin Tsoin a participé à cette aventure avec La Voisin, une 2CV de 1982, transformée en 4X4. Pendant son voyage, il a été confronté à plusieurs problèmes mécaniques. Heureusement, le baroudeur sait aussi devenir mécanicien.

 

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Un amour de 2CV (1/2)

2 12 2007

 

Tartarouga, Ferrarire, Capucine, La Vigne, autant de noms qui illustrent la passion de Tsoin Tsoin pour ses 2CV. Chacune d’elles a une histoire extraordinaire à l’image de leur propriétaire.

Tsoin Tsoin et La Voisin avec laquelle il est allée en Chine.

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